Welcome to porte-nawak

30 juin 2006

Episode 1. Ou début d'une vie.

  " Welcome to porte-nawak ", non mais c'est quoi ce paillasson ideux ??? Vert et bleu en plus, c'est moche comme couleurs, non mais franchement, j'vous jure !!!!

  Si il n'avait pas voulu demenager on en serais pas la. En plus avec les enfants, non mais, ou va le monde ?? En fait je m'en fous mais ca fait bien comme expression, ca fait intelligent.

  Nous étions ce que les gens appellent une famille modéle, mariés, deux enfants, une maison, trois chats, six poissons. J'ai rencontré Nat mon mari, au lycée, nous nous sommes mariés quand je suis rentrée des Etats-unis ou j'avais passée un an pour apprendre l'anglais, nous avons eu les enfans deux ans aprés, des quadruplés, Morgane, Viviane, Arthur et Lancelot (j'aime bien les légendes arthurienne). Ca a fait rire personne sur le coup mais maintenant qu'ils sont un autonome c'est beaucoup mieux.

  Et puis un jour tout a basculé, nous avons recu une brochure de pub dans la boite au lettre. Quasiment comme tout les jours, mais la, sur l'envellope, au lieu qu'il y ai notre adresse, il y avait juste écrit :

  " Vous en revez depuis lontemps ? Avec nous vous pouvez le faire !"

  J'ai rentrée la lettre au lieu de la jeter directement, je me suis mise dans le canapé et je l'ai ouverte, ce n'étais presque que des photos, des belles villas alignées les unes a cote des autres, avec des jardin mignon comme tout devant. Et d'un seul coup j'ai eu envie de le montrer a Nat. Je lui ai passé le soir meme, si j'avais su ou cela menerais toute notre famille.

  Il l'a lu. Pendant la moitié de la nuit d'ailleurs. Merci pour moi, mais la lumiére allumée jusqu'a pas d'heure, ca m'empeche de dormir.

  Et puis le lendemain, il m'a appellé au bureau et m'a invité a manger au restaurant. Une fois la-bas nous avons parlé, de ce prospectus, et il m'a dis qu'il voulait partir s'installer la-bas et qu'il avait deja commencé toutes les démarches pour que nous ayons une maison assez grande pour nous tous.

  Sans me demander mon avis, il me demandait de tout lacher, ma vie, ma famille, mes amies, et pareils pour les enfants. Sans compter qu'ils étaient dans une bonne école. Comme toujours il a fini par me convaincre et trois semaines plus tard nous emballions quatorze ans de notre vie dans cette maison. Les chats, les poissons, les tableaux, les chambres, le salon et la bibliothéque.

  Trois heures de voiture et cinq heures d'avion plus tard, un bus nous déposaient devant notre chez nous.

  Et c'est la que je vis le paillasson.

  Nos trois premières semaines furent bien remplis, nous avions des centaines de cartons a vider. Seuls quelques incidents troublerents nos rangements, les chats se mirent a dévorer les poissons ( chose qu'ils n'avaient jamais faites. ) et un des garcons vida les deux poissons dans l'évier en voulant nettoyer leurs bocal. Nous n'avions plus de poissons.

  Et nos trois chats disparurent.

  Nous n'avions plus d'animaux.

  Sous pressions des filles nous avons foncés a l'animalerie du coin et acheté ... Deux pandas et deux parresseux et deux lynx. J'avais l'impression de devenir folle. Nous avons fait agrandir la maison de toute urgence.

Posté par labergere à 19:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 juillet 2006

le pangolin

Les filles étaient contentes, sauf que le plus gros des pandas avait une furieuse tendance à se travestir, et qu'il agrandissait forcément les sous-vêtements de mon ainée (que nous appellions entre nous le divin enfant) (comprenne qui pourra). Les choses sont devenues bizarres petit à petit. d'abord ça a été l'histoire du pangolin. notre voisin, le beau Rachid, une huile à ce qu'il paraît, avait un pangolin domestique qui distribuait le courrier dans le quartier. c'est que c'est drôlement pratique un pangolin, ça mange nettement moins qu'un facteur, ça n'est pas syndiqué, même si celui-ci, exception notable, savait lire. Et puis un pangolin ne drague pas les mères de familles solitaires qui attendent les recommandés, et par conséquent est hyper ponctuel. Tout cela pour dire, que même si un pangolin est un animal plutôt gentil, demander à son animal de compagnie de distribuer le courrier n'est pas une mince affaire. Mais, toutjours est-il que ce n'était rien en regard de ce qui allait nous arriver. Ce paillasson, arghhhhhh ! ce paillasson, ce vert, comment dire, vert, genre caca d'oie un rien malade du foie. Enfin entre ça et le regard de W un matin a Bagdad. Le pangolin persistait à ne pas essuyer ses pattes arrières dessus. Un vrai, un véritable casus belli. C'est comme ça que je demandai un matin à Lancelot d'enfourcher sa trotinette à noix de coco nucléiques et d'aller causer à Rachid. L'homme d'a côté. Nous cherchons toujours, a l'heure ou le jour commence à pointer le nez du côté de Herne, par delà l'horizon et où les zoizeaux avec tête se lèvent pour aller pisser en siflottant, nous cherchons toujours disais, ecrivais-je avant de m'interompre assez grossièrement, moi-même, toute seule, nous cherchions toujours. Heu... qu'est ce qu'on cherchait toujours ? Ah, oui, qu'était devenu Lancelot. En boucle sur la platine Jean-Luc et Mimi chantaient tant bien que mal qu'il est lent ce slow, il est lent le slow du lac, a nous, cela faisait la cuisse belle. D'après les temoignages d'autres voisins (la liste est consultable sur le site www.labergère.conne), Lancelot à posé sa patinette le long de la haie d'a Rachid. Il a tiré la chevilette afin que la bobinette puisse choir toute a son aise, il a poussé l'hui,s lui, et puis plus rien. Rachid n'a rien vu, rien entendu, rien sentu. D'ailleurs, comme le disait si bien notre voisines de Chamallière, y'n dit rien, je'n dis rien. N'empêche que Lancelot n'était plus là. Nous avons reçu une carte un jour de la deuxième année, illustrée d'une vue du Loch Ness, mais cela ne veut rien dire. Eliot non plus d'ailleurs n'en sait rien. Mais il faut que je vous laisse, il est temps d'aller faire dormir mes yeux, on en reparle demain.

Posté par labergere à 04:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

les prénoms des animaux de compagnie

Le quartier devenait de plus en plus étrange, notre maison pelait. Elle perdait sa couleur. Par plaque. Grosses, les plaques. Notre jardin commencait à se bomber par le milieu, un peu comme cet amas de rochers de grès rose dans la foret de Brocéliande que l'on nomme l'échine du dragon. Chez nous, au départ, mon maris bien aimé a pensé qu'il s'agissait de grosses taupinières. Mais a force de gonflement, nous avons pensé que des taupes de cette taille là, ça allait être un sacré sport de les exterminer. Les Lynx évitaient cette partie du jardin pour leurs déjèctions matinales. Par contre le panda pas travello se roulait dessus régulièrement. Vu sa masse corporelle (avez-vous déjà remarqué que le Panda devient grassouillet aveec le temps ? Dans notre couple d'ursidé, le mâle, facilement reconnaissable à ses lunettes noires, prenait régulièrement du poids. A un tel point que son BMI devenait franchement morbide, et franchement vu le prix d'achat, faut faire gaffe. J'ai décidé de manière plutôt unilatérale, et donc sans concertation sociale de lui supprimer la bière aux repas.), elle faisait plutôt effet de rouleau. Double avantage, son poil est plus luisant, et le jardin se tasse. Le problème résiduel étant que le Panda se nourrissant surtout de pousse de bambou, nous voisins ont de moins en moins aimé la déforestation lente que provoquaient nos deux poilus. Pour les humaniser plus, nous les avions nommés Vic et Mira. Ils me faisaient penser, surtout par les cris a des personnages de dessins animés un peu monstrueux de la télévision moldave d'avant la guerre civile. Pour votre information, qu'il ne faut en aucun cas négliger sous peine de vvous perdre dans l'évolution de cette tranche de vie foutrarque, les lynx avaient aussi des prénoms: Lotte et Lie et les deux parresseux, quant à eux, nous les avions prénommés Thom et Rno. Pourquoui je vous raconte ça moi ? parce que le quartier était de plus en plus bizarre. Etrange même. Bizarre autant qu'étrange. Depuis une semaine le pangolin ne déposait plus le courrier devant la porte, mais bien dans la boîte, prévue a cet effet cela dit, mais c'est quand même plus agréable d'avoir le courrier devant la porte, c'est plus personnalisé, sinon ça sert à quoi d'avoir un pangolin domestique ? Donc, il faisait la gueule. Chaque jour, la boîte semblait de plus en plus loin de la maison. J'ai d'abord attribué ce phénomène à mon manque de courage habituel, on a beau être la famille modèle-enviée-par-tout-le-voisinage-et-les-amis, on en reste pas moins des humains. Avec un peu de défaut, pour faire joli. Je me suis fait la reflexion, un peu de courage ma vieille, c'est pas si loin. Jusqu'au jour où il m'a fallu plus de vingt minutes pour aller et venir. A partir de ce jour là, j'ai pris la voiture pour aller cherche le courrier. En fait notre maison semblait aux prises avec plusieurs phénomènes naturel, un peu comme si la foret proche nous attirait à elle subrepticement. La pelouse commencait a former un donut complet autour de la maison qui reculait régulièrement. Thom et Rno, nos deux enfiévré paresseux en concevait une forme de nervosité qui se traduit chez ces animaux, fort sympatiques au demeurant, par une forme de mimétisme caméléonesque voulant que leurs pelages respectifs se teignent aux couleurvert et blanc avec des têtes de loup pour le Thom, et rouge et blanc pour le Rno. Ils passaient des heures devant la télé, a regarder en boucle Arte, les émissions d'Eve Rugierri et même Thalassa de Georges Pernoux. C'était horrible à voir. Alors qu'ils auraient pu jouer avec la PS14 qu'ils venaient de recevoir du Zoo de Planckendeal, ou encore faire la vaisselle. Non, rien, les paresseux ne décollaient pas de la télé.

Posté par labergere à 14:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 juillet 2006

La secte.....

  Aprés la disparition de Lancelot nout pensions avoir tout vu. Et bien non. Voici que débarque une secte. Parfaitement une secte, avec gourou, disciple et plein plein d'argent. Attention mesdames et messieurs voici la Sectes des PP : aussi appellés Piétons Poules. Ceux la étaient très particuliers, ils faisaient partie des personnes qui, en voiture insultent ce sale connard de piéton qui traverse n'importe où, n'importe quand, n'importe comment. Et qui, une fois a pied, insultent le sale connard d'automobiliste qui regarde pas où il met ses roues. Ils sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense, méfiez vous....

  Les filles et Arthur allaient faire leurs rentrées à l'école du coin. Nous avions rendez-vous avec le directeur. Nous sommes arrivés en avance, nous et les trois enfants résiduels. Une jeune tatoute nous a introduit dans un petit bureau nous expliquant de sa voix zozotante que le directeur n'allait plus tarder. Les tatous on une voix particulierement exaspérante, aigue, haut perchée et zozotante. Cela donne envie de leur mettre des baffes.

  Nous avons été introduit dans le bureau d'un canard colvert. Mon mari s'avanca et demanda, non sans hésitations, a voir le directeur. Le canard le regarda d'un air hautain et lui dit qu'il était le directeur. Forcement ça nous a refroidis d'un seul coup. Trente deux dossiers d'insription plus tard, nous avons quitté l'école avec les enfants inscrit. Je voulais âller faire un tour en ville, les soldes commencaient demain, mais mon mari m'en dissuada. Une armée étrangère était en maneuvre dans la cité ( d'après les rumeurs ce serait une armée état-zuniennes) et, au vu de leurs résultats, ils avaient un peu de mal a réussir quoi que ce soit qu'ils puissent entreprendre. Leurs hélicos tombaient comme des mouches, les soldats dans les tanks se faisaient sauter eux même... Que des bourdes quoi. Il vallait mieux rester chez soi, c'était encore le moins dangereux.

  Morgane demanda a repasser à l'animalerie. Je lui laissais de l'argent et la regardais filer vers le magasin qu'elle adorait.

 Elle revint avec un oeuf, c'est rien me direz-vous, sauf que c'était un oeuf de dinosaure. Elle nomma le bébé Denver. D'après ce que lui avait dit le marchand c'était le dernier dinosaure.

Posté par labergere à 20:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 juillet 2006

Un dinosaure, enfin, un bébé dino, le dernier des dinos, enfin, le dernier connu des dinos, enfin le dernier des dinos connus. Mais comme le disait la fée Morgane à Arthur, le roi de la radio, on s'en masse. Et encore, a trois mains. puisqu'il en faut une pour tenir le micro. Les enfants et moi nous avions décidé de faire face aux changements bizarres de notre environnement. j'ai cherché dans le page d'or. Oui, chez nous, pas d'annuaire, mais un petit page, en tenue dorée, il fallait ouvrir sa veste de service pour trouver un numéro. J'ai cru comprendre que nous étions en quelque sorte des privilégiés parce que certains de nos voisins avaient des pages blancs, certes, mais fort irrascibles, ce qui rend les recherches complexes. Donc, dans notre page d'or, qui ce matin là venait de se lever, d'un bon pied d'ailleurs, ce qui facilite les recherches. Ah, ben, oui, parce que parfois le page est facétieux et se cache dans une armoire à linge ou sous le lit. Bref, nous avons cherché une entreprise de déboisage. Dans ce pays étrange où ma fille nous a conduits sans rien me demander, les animaux proposaient leurs services. Pour le déboisage, il y a avait plusieurs compagnies de castor pour le travail rapide, mais pas très propre, et des termite, pour plus de netteté, mais lentement. Vu la vitesse prise par la maison pour reculer, il fallait agir vite. Vraiment vite, sans dec Georgette. La société Marcel TRemblay de l'île aux Coudres nous semblt la meilleure. Evidemment, comme le disait le Docteur Schweitzer à sa bonne le soir à Lambaréné, au début ça surprend. Des castors avec des chemises de trappeur a carreaux rouge et noir avec l'accent de Chikoutimi, c'est un truc peu courant sous nos latitudes alternatives. Ici, une troupe de 2à bestiaux en folie qui se ruent sur les arbustes de la fin du jardin, c'est du délire. Le problème majeur du castor c'est qu'il a une haleine de mouflon, et que, bizarrement, cela attire les jeunes dinosaures. Denver tournait sans arrêt autour du troupeau. Il s'en est fallu de très peu pour qu'il ne finissent en contreplaqué de dino. Mais la petite veillait au grain. En trois jours, les castors avaient dégagé une aire de près de trois hectares. La maison a cessé son mouvement. Et ça, c'était déjà une bonne nouvelle. Enfin un truc presque normal. pffffff !

Posté par labergere à 23:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]